Quand consulter un ostéopathe ?

En bref
Quand consulter un ostéopathe ? Dès que le corps donne un signal, et sans forcément attendre d’avoir mal : une douleur, une tension qui revient ou un stress qui se loge dans le corps sont de bonnes raisons de consulter, tout comme l’envie de prendre soin de soi dans la durée.
Je vois de plus en plus l’ostéopathie comme un accompagnement sur le long terme. Nous avons l’habitude de voir des psychologues de façon régulière pour prendre soin de notre santé mentale. Je pense qu’il devrait en être de même pour la santé physique. D’autant que notre santé physique influence beaucoup notre santé mentale.
L’ostéopathie peut agir sur les douleurs. Elles sont le premier motif de consultation de mes patients.
Mais les indications sont multiples : une tension myofasciale qui revient toujours au même endroit, une mobilité réduite, ou un stress qui finit par se loger dans la nuque, la mâchoire ou le ventre, par exemple.
J’aime à penser que l’ostéopathie peut être une très bonne solution pour les personnes qui sont en errance médicale, chez qui tous les examens médicaux sont négatifs (ce qui permet d’écarter les causes graves), là où la médecine peut se retrouver limitée.
La seule règle qui compte : si les symptômes ne sont pas cohérents avec ce qui les a provoqués, ou s’ils font partie des drapeaux rouges (voir plus bas), c’est un médecin qu’il faut voir en priorité.
Pour quels motifs consulter un ostéopathe ?
Les personnes qui viennent me voir arrivent en général pour l’une de ces trois raisons : une douleur, un corps qui porte trop de stress, ou l’envie d’une autre approche.
Une douleur ou un blocage
La première raison, ce sont des douleurs mécaniques assez classiques, aiguës ou chroniques. On a autant de douleurs du bas du dos que de douleurs de mâchoire ou de cervicales. Cela peut être un dos bloqué après un faux mouvement (lumbago), un torticolis au réveil, une mâchoire serrée ou des tensions musculaires qui reviennent toujours au même endroit.
Les migraines et les maux de tête sont un motif de choix pour consulter en ostéopathie.
Un corps qui porte le stress
Le stress se loge souvent dans le corps, tout comme un trop-plein d’émotions, l’anxiété ou une incapacité à se détendre.
Il peut se manifester par un ventre noué, des troubles digestifs (par exemple le reflux), un souffle court, une fatigue qui s’installe ou encore des insomnies répétées.
D’autres motifs amènent aussi en séance : les troubles ORL, les vertiges, les acouphènes, les problématiques posturales, et tout ce qui touche au cycle et à la fertilité. J’accompagne aussi des femmes qui vivent avec une endométriose, pour les douleurs et les tensions qui l’accompagnent, en complément de leur suivi médical.
L’envie d’une autre approche
D’autres raisons tiennent à ma façon de travailler plutôt qu’au symptôme. Certaines personnes viennent sur recommandation en cherchant une autre approche, différente de celle des ostéopathes qui manipulent, une ostéopathie fasciale (ou fasciathérapie) basée plus sur le relâchement du fascia. D’autres viennent parce qu’elles savent que je peux prendre en compte la dimension émotionnelle d’une douleur, et qu’il y a des choses à creuser à ce niveau-là.
D’autres enfin sont hypersensibles, n’ont pas trouvé d’ostéopathe qui leur convenait, et cherchent une approche douce et non manipulatoire.
Chez les personnes qui ont une hypersensibilité corporelle (comme les patients ayant une fibromyalgie par exemple), les manipulations peuvent être vécues comme intrusives, voire violentes. C’est ce à quoi répond l’ostéopathie douce que je pratique : sans craquement, attentive à l’état du système nerveux et respectueuse de votre intégrité émotionnelle et physique.
Une autre situation revient souvent : des symptômes dont personne n’a trouvé la cause. L’intérêt de l’ostéopathie est là, dans sa capacité à regarder le corps comme un ensemble plutôt qu’une somme de zones, et à toucher des problématiques très différentes les unes des autres. Cela ne veut pas dire qu’elle peut tout. Elle a ses limites, elle ne peut pas aider tout le monde ni répondre à toutes les causes, et le dire fait partie du travail.
Je reçois aussi les femmes enceintes, les sportifs et les personnes neuroatypiques (TDAH, HPI, HPE).
Faut-il attendre d’avoir mal pour consulter ?
Non. C’est pourtant la question qui empêche le plus de gens de prendre rendez-vous : « je n’ai pas vraiment mal, est-ce que ça vaut le coup de venir ? »
Oui, ça vaut toujours le coup. La raison est simple. Nous sommes des êtres humains qui vivons dans un monde non idéal. Le corps peut toujours se verrouiller, pour des chocs, des chutes, des problématiques émotionnelles, pour tout ce que la vie vous fait vivre ou à quoi vous êtes en résistance. Votre corps se contracte parce que vous n’êtes pas d’accord avec ce que la vie vous présente. Rares sont les gens qui arrivent à se laisser traverser par les événements, qu’ils soient physiques ou émotionnels. La tension s’accumule au sein du corps petit à petit, et les symptômes apparaissent.
Tout ce qui remet le corps en mouvement et augmente la conscience corporelle limite cette accumulation : le sport, la danse, la méditation, n’importe quelle pratique qui prend en compte le corps dans son mouvement. Une séance d’ostéopathie s’inscrit dans la même logique, et une séance d’entretien se réserve en ligne sur Doctolib, comme n’importe quel rendez-vous.
Une séance d’ostéopathie peut aussi être un moment pour soi, un moment où l’on se détend, où l’on se redirige vers soi, où l’on se ressent. Plus votre corps se détend, plus votre système nerveux se calme, et plus vous gagnez cet état d’apaisement qui laisse apparaître davantage de joie. Dans un monde où l’on s’oublie facilement, parce qu’il faut rentrer dans des rôles d’efficacité et de performance, d’idéal de mari, de femme ou de parent, s’arrêter une heure est déjà une bonne indication en soi.
Et avec un suivi régulier, on peut ressentir des effets d’apaisement durables.
Et quand la douleur dure depuis des années ?
De manière générale, il n’est jamais trop tard pour venir voir un ostéopathe. Ce qui est sûr, c’est que plus on attend, plus ça prend du temps de résoudre le problème.
Un problème installé depuis 24 heures est souvent beaucoup plus facile à enlever qu’un problème installé depuis 20 ans. Tout simplement parce qu’en 20 ans, le corps s’est adapté. D’autres tensions se sont mises en place, d’autres compensations, pour qu’il puisse rester autonome et efficace malgré la gêne initiale. Plus un corps s’éloigne de son équilibre naturel, c’est-à-dire d’un corps mobile et sans effort, plus il est difficile de le ramener vers cet état de non-tension.
Dans ma façon de travailler, cette mécanique va de pair avec l’état du système nerveux. Quand le corps se sent en danger, il se fige, comme un animal qui fait le mort pour ne pas être attrapé, et les tissus perdent en mobilité. Mon travail consiste d’abord à lui rendre ce sentiment de sécurité.
Quand une problématique dure depuis 20 ans, ce n’est pas en une heure qu’on va l’enlever. Une douleur ancienne n’est pas qu’une affaire de muscles : elle porte aussi vos croyances, vos émotions, votre vécu, et un système nerveux qui a votre âge. Je ne peux pas changer un corps ou un être juste par ma volonté. Mon intention est plutôt de permettre à votre corps d’atteindre lui-même sa capacité de guérison, en mettant les conditions adéquates, et de l’accompagner dans ce processus. Personne ne change personne : votre corps se réadapte en réponse à ce que je suis et à ce que je fais, ce qui est un peu différent.
Parfois, les couches de tension, c’est comme un millefeuille. On peut enlever les vingt couches supérieures, les neuf cent quatre-vingts qui restent sont encore là. Il faut savoir rester humble, dans un monde qui voudrait tout, tout de suite. Le corps ne fonctionne pas selon cette logique d’immédiateté. Aller mieux prend du temps.
Quand voir un médecin plutôt qu’un ostéopathe ?
Le critère que j’utilise en séance est la cohérence. Il faut qu’il y ait une cohérence entre la cause, les symptômes et l’intensité de la douleur. Quelqu’un qui a soulevé un poids, qui s’est bloqué, et qui a une douleur à 4 ou 5 sur 10 : c’est cohérent. Quelqu’un qui a une douleur à 8 sur 10 alors qu’il ne s’est rien passé : ce n’est pas cohérent, et cela demande un avis médical avant toute chose.
Certains signes imposent de consulter un médecin ou les urgences, sans passer par un ostéopathe. Ce sont les drapeaux rouges, par exemple : une perte de force ou de sensibilité, une disparition des réflexes, des fuites urinaires, du sang dans les urines, un trouble soudain de la parole.
Ce cadre n’est pas une préférence personnelle, c’est la loi. Le décret du 25 mars 2007 autorise l’ostéopathe à traiter des troubles fonctionnels, et non des pathologies qui relèvent d’un traitement médical. Il lui impose d’orienter le patient vers un médecin lorsque les symptômes nécessitent un diagnostic ou un traitement médical, lorsqu’ils persistent, lorsqu’ils s’aggravent, ou lorsqu’ils dépassent son champ de compétences. Une séance d’ostéopathie ne remplace jamais un avis médical, et un examen d’imagerie reste souvent la meilleure façon d’éliminer un doute avant de commencer un travail manuel.
Questions fréquentes
À quelle fréquence consulter un ostéopathe ?
Peut-on consulter un ostéopathe pour du stress ?
Faut-il consulter après une chute, même sans douleur ?
Consulter un ostéopathe à Saint-Maur-des-Fossés (94100, 94210, Val-de-Marne)
Je reçois en ostéopathie au 53 rue de la Varenne, à Saint-Maur-des-Fossés, dans le quartier Saint-Maur-Créteil, le lundi, le mercredi et le vendredi de 8h30 à 19h30, et le samedi de 8h30 à 15h. Une séance dure 50 minutes. Pour savoir comment se déroule une séance d’ostéopathie douce, la page dédiée détaille mon approche. Vous pouvez aussi me poser une question avant de réserver.
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